Qui pourrait se vanter d’avoir un plus joli transat pour profiter des chauds rayons du soleil ?
Je ne pensais pas la voir là ! Aussi surprise l’une que l’autre… juste le temps d’un petit clic avant qu’elle ne saute. Et voici une image aussi furtive qu’inattendue.
Première rencontre au parc national de Donana en Andalousie : la Pie grièche à tête rousse volette d’un arbuste à l’autre alors que nous déambulons sur les sentiers du parc.
Mars a coloré la nature fleurie et le plumage de notre petit passereau revenu de sa zone d’hivernage avec le soleil et les insectes dont il est friand.
Calme et douceur nous accompagnent sur notre parcours.
Le Flamant rose est imperturbable alors que deux Oies cendrées le frôlent presque en vol : ce ne sont que deux habitantes un peu bruyantes du quartier – pas de quoi s’inquiéter !
La Mouette ne tourne pas la tête non plus.
Les eaux saumâtres de la zone humide de Las Tablas de Daimiel (Espagne) sont riches d’une belle biodiversité.
Espérons que ce milieu fragile résiste encore longtemps aux agressions de l’activité humaine…
Une belle balade dans les formations karstiques de El Torcal de Antequerra, pour de superbes vues sur ces rochers sortis des fonds marins et modelés par l’érosion. Nous nous trouvons tout de même à 1200m d’altitude!
Nous quittons ce superbe endroit et reprenons la route vers le village de Antequerra : c’est là que j’aperçois au loin ces 3 bouquetins qui se repaissent de l’herbe verte de ce printemps espagnol.
Un arrêt en bord de route à la recherche d’un angle de vue sur ce petit groupe paisible qui se faufile entre les buissons pour capturer cette photo, et nous repartons.
L’Aigrette garzette a revêtu son plumage nuptial et son masque violacé fait son effet.
Son œil jaune a ciblé sa proie et son bec fend l’eau en gerbes d’éclaboussures, tout cela en quelques dixièmes de seconde. L’objectif fixe l’instant que mon regard a juste deviné.
C’est le printemps que son arrivée a annoncé et déjà, l’Hirondelle rustique s’active à la construction de son nid.
Elle a choisi de s’installer sur la poutre d’un observatoire ornithologique! Dans un lieu propice, puisque nous sommes dans la zone humide des Tablas de Daimiel.
Elle fait une courte pause (portrait de la mignonne) avant de partir récolter de la boue toujours présente ici dans les flaques et sur les berges, pour bâtir un nid confortable à sa future famille .
Son amoureux(se) s’affaire tout autant à la construction et c’est un ballet presque incessant.
Dans l’article précédent, vous voyez le paysage lunaire parsemé de falaises, cheminées de fée et collines tabulaires qui s’étale à nos pieds.
Un point grossit dans le ciel du désert des Bardenas : grâce, puissance et aisance d’un des Seigneurs du ciel…
Le Vautour fauve est en approche! Viendra-t-il jusqu’à nous dans son grand ballet silencieux et majestueux?
Sa Majesté est là!
Le désert, si dangereux pour nous, ne lui est pas hostile : il lui sert même de refuge avec ses hautes falaises où il construit son nid.
Attention, le désert des Bardena Reales est aussi une réserve naturelle : respectez les consignes de sécurité si vous souhaitez en faire le tour avec votre véhicule – c’est possible- mais surtout, n’y pénétrez pas sans guide.
Ce bel oiseau s’observe assez facilement dans le Sud de la France (c’est un des symboles de la Camargue) , mais aussi en Espagne. Le Flamant Rose est associé aux eaux saumâtres des lagunes et étangs côtiers.
Nous sommes pourtant ici dans la Mancha, en Castille, loin du littoral : le parc naturel de Las Tablas de Daimiel est une zone humide au biotope exceptionnel – c’est une zone humide alimentée par une nappe aquifère et les rivières Guadiana et Ciguela.
Ce gracieux oiseau trouve ici son plat favori, Artemia salina, petite crevette responsable de sa jolie couleur et aussi de celle des salins à certaines périodes.
Ambiance « aquarelle » , graphisme végétal et reflet mouvant pour la composition…
Habitante des zones humides, nous avons croisé son chemin.
Immobile au travers du sentier, elle ne voulait surtout pas être remarquée ! C’était sans compter sur notre œil avisé. Toute allongée, droite comme un I, elle faisait la morte. Une petite chatouille avec une brindille la fait siffler et s’enrouler. Bien plus photogénique !
Sa tête triangulaire pourrait suggérer qu’il s’agit d’une vipère : mais non, ce n’est qu’une couleuvre ! Sa pupille bien ronde en atteste.
Inoffensive, elle paie tout de même pour cette ressemblance (belle excuse!) et se fait de plus en plus rare.
Pourtant, quelle jolie robe à la géométrie parfaite et aux tons discrets.
Nous veillons à ce qu’elle poursuive son chemin sans risque et poursuivons le nôtre au fil des Lagunas de Ruidera.
Elle a ses chances, elle se trouve dans une réserve naturelle…