Visitons Hatfield House.

Dans « la maison de campagne », de magnifiques pièces se succèdent, richement meublées et décorées.


Voici le Marble Hall, « Salle de marbre », aux boiseries de chêne et sol de marbre en damier noir et blanc. Il est conservé pratiquement dans l’état où il se trouvait à l’époque de Robert Cecil. (fils et successeur de William Cecil aux responsabilités)

On ne connait pas l’auteur du remarquable portrait à l’arc-en-ciel de la Reine Elizabeth Ière daté de 1600 . Un portrait allégorique puisque la Reine y est représentée jeune alors qu’elle est sexagénaire (elle meurt en 1603, à 69 ans après 44 ans de règne). « Non sine sole iris » signifie « pas d’arc-en-ciel sans soleil » . En savoir plus sur ce tableau ICI.

Notre œil français ne peut que remarquer la référence presque incongrue de Napoléon dans ces murs. Voici peut-être une réponse à notre -pourquoi ? « Les bannières brodées suspendues à la galerie présentent des abeilles et des aigles impériaux, symboles de Napoléon. Ils ont récemment été copiés à partir d’originaux réalisés juste avant la bataille de Waterloo. Par la suite, ils furent donnés au 2e marquis par le duc de Wellington, qui était un grand ami de la famille et un visiteur fréquent de Hatfield House ».

 » Non sine sole iris « 


Un escalier majestueux où le bois sombre sculpté se dessine sur les tapisseries colorées et sous un plafond richement décoré, nous conduit à l’étage.


Le salon King James, salon du Roi Jacques Ier (successeur de la Reine Elizabeth Ière), ainsi nommé puisque sa statue trône sur la cheminée de marbre.

Aux murs de nombreux tableaux dont « le portrait à l’hermine d’Elizabeth Ière » signé Nicholas Hilliard (1547-1619), l’artiste de la cour de la Reine. 

Pour en savoir plus sur ce salon et ce portrait, cliquez ICI .


Plus de 51 mètres à parcourir dans la Longue Galerie sous un magnifique plafond couvert de feuilles d’or.

Un étonnant service taillé dans du cristal de roche y est exposé entre boiseries sculptées et parquet en damiers.


La bibliothèque aux fauteuils de cuir rouge a été créée en 1782 lors d’un réaménagement de la maison.

Elle contient plus de 10 000 livres dont beaucoup sont écrits en francais.


La Chapelle, miraculeusement épargnée par un incendie qui a détruit l’aile ouest de la demeure en 1835, contient un remarquable vitrail réalisé en 1610.

L’antependium qui décore l’autel est contemporain et date des années 2000 : il y a encore de brodeuses capables de réaliser un tel ouvrage et je les admire !

Quelques détails sur la chapelle ICI .


L’Armurerie : son visage actuel date de 1837.

Une ambiance étrange avec ces lumières tamisées qui traversent les persiennes ajourées pour ponctuer le sol de marbre en damiers alors que les armures alignées semblent tout surveiller.

D’anciens jouets trouvent une place inattendue dans ce décor.

Un orgue datant de 1609 y divertit encore les visiteurs de nos jours.

Quelques détails supplémentaires ICI .


La table est mise à la Salle à manger au vaisselier garni et aux murs couverts de superbes tapisseries.

Les convives seront nombreux !


Et la cuisine victorienne n’est pas loin ! Un escalier en colimaçon y descend.

La cuisine est encore fonctionnelle et des mets y sont encore cuisinés. Quelques friandises du pays nous y attendent, alors c’est le moment de craquer pour les fudjes !

Hatfield House, pile ou face

Dans le comté du Hertfordshire, à une trentaine de kilomètres au nord de Londres, dans un cadre verdoyant, se trouve le manoir de Hatfield.

Ce sera pour nous une façon d’échapper un peu à la canicule de cette fin juin.

Nous découvrons la large façade nord, toute de briques, de Hatfield House où grimpent de gracieux rosiers blancs. La maison jacobéenne a été construite en 1611 par Robert Cecil, premier comte de Salisbury, ministre de Elizabeth Ière puis de Jacques Ier d’Angleterre.

La demeure se trouve dans le Hatfield Park, à proximité du Hatfield Palace de style médiéval où vécu Elizabeth.

Depuis 2015, une superbe sculpture d’eau mobile de Angela Conner fait face à l’entrée de la demeure ouverte aux visiteurs.

Coté sud, la demeure se dessine à l’orée de la forêt.

« Hatfield » viendrait du saxon et signifierait « la terre couverte de bruyères ».

Le château de Vaux-le-Vicomte a inspiré Versailles.

Nicolas Fouquet s’est entouré des meilleurs pour façonner ce domaine : Louis le Vau, Charles Le Brun et André Le Nôtre.

Mais, attiser la jalousie de Louis XIV lui vaudra le bannissement.

Les immenses jardins à la française allient perspectives, fontaines et jeux d’eau alors que le château nous transporte au XVII ième siècle.

L’automne nous rattrape et un déluge de pluie nous fait quitter les jardins un peu plus vite que souhaité. Les jeux d’eau ne sont pas activés, alors le ciel prend le relais…

A l’abri du château, nous entamons  » le parcours sonore immersif  » qui nous conte l’histoire du château de Vaux-le-Vicomte alors que nous passons de la « chambre du Roi » aux cuisines…

Une belle visite !