Construit en 1485, c’est un exemple de l’architecture médiévale anglaise.
Hatfield Palace est le palais où Elizabeth a passé toute son enfance. C’est aussi là qu’elle a vécu sous surveillance pendant le règne de sa demi-sœur Marie Ière, la catholique (Marie Tudor). Et c’est enfin là, que sous un chêne dans le grand parc, elle apprend son accession au trône à la mort de Marie en novembre 1558.
Les 3/4 du palais seront détruits à son acquisition par Robert Cecil pour servir à la construction de Hatfield House et le reste deviendra écuries du domaine.
Parc et jardins s’étendent sur des hectares entre paysage végétal organisé près des demeures, bosquets fleuris, prairies et forêts. Cadran solaire, statues, fontaines, frise de pierre et chênes multi centenaires croisent les pas des visiteurs.
Dans « la maison de campagne », de magnifiques pièces se succèdent, richement meublées et décorées.
Voici le Marble Hall, « Salle de marbre », aux boiseries de chêne et sol de marbre en damier noir et blanc. Il est conservé pratiquement dans l’état où il se trouvait à l’époque de Robert Cecil. (fils et successeur de William Cecil aux responsabilités)
On ne connait pas l’auteur du remarquable portrait à l’arc-en-ciel de la Reine Elizabeth Ière daté de 1600 . Un portrait allégorique puisque la Reine y est représentée jeune alors qu’elle est sexagénaire (elle meurt en 1603, à 69 ans après 44 ans de règne). « Non sine sole iris » signifie « pas d’arc-en-ciel sans soleil » . En savoir plus sur ce tableau ICI.
Notre œil français ne peut que remarquer la référence presque incongrue de Napoléon dans ces murs. Voici peut-être une réponse à notre -pourquoi ? « Les bannières brodées suspendues à la galerie présentent des abeilles et des aigles impériaux, symboles de Napoléon. Ils ont récemment été copiés à partir d’originaux réalisés juste avant la bataille de Waterloo. Par la suite, ils furent donnés au 2e marquis par le duc de Wellington, qui était un grand ami de la famille et un visiteur fréquent de Hatfield House ».
» Non sine sole iris «
Un escalier majestueux où le bois sombre sculpté se dessine sur les tapisseries colorées et sous un plafond richement décoré, nous conduit à l’étage.
Le salon King James, salon du Roi Jacques Ier (successeur de la Reine Elizabeth Ière), ainsi nommé puisque sa statue trône sur la cheminée de marbre.
Aux murs de nombreux tableaux dont « le portrait à l’hermine d’Elizabeth Ière » signé Nicholas Hilliard (1547-1619), l’artiste de la cour de la Reine.
Pour en savoir plus sur ce salon et ce portrait, cliquez ICI .
Plus de 51 mètres à parcourir dans la Longue Galerie sous un magnifique plafond couvert de feuilles d’or.
Un étonnant service taillé dans du cristal de roche y est exposé entre boiseries sculptées et parquet en damiers.
La bibliothèque aux fauteuils de cuir rouge a été créée en 1782 lors d’un réaménagement de la maison.
Elle contient plus de 10 000 livres dont beaucoup sont écrits en francais.
La Chapelle, miraculeusement épargnée par un incendie qui a détruit l’aile ouest de la demeure en 1835, contient un remarquable vitrail réalisé en 1610.
L’antependium qui décore l’autel est contemporain et date des années 2000 : il y a encore de brodeuses capables de réaliser un tel ouvrage et je les admire !
Une ambiance étrange avec ces lumières tamisées qui traversent les persiennes ajourées pour ponctuer le sol de marbre en damiers alors que les armures alignées semblent tout surveiller.
D’anciens jouets trouvent une place inattendue dans ce décor.
Un orgue datant de 1609 y divertit encore les visiteurs de nos jours.
La table est mise à la Salle à manger au vaisselier garni et aux murs couverts de superbes tapisseries.
Les convives seront nombreux !
Et la cuisine victorienne n’est pas loin ! Un escalier en colimaçon y descend.
La cuisine est encore fonctionnelle et des mets y sont encore cuisinés. Quelques friandises du pays nous y attendent, alors c’est le moment de craquer pour les fudjes !
Dans le comté du Hertfordshire, à une trentaine de kilomètres au nord de Londres, dans un cadre verdoyant, se trouve le manoir de Hatfield.
Ce sera pour nous une façon d’échapper un peu à la canicule de cette fin juin.
Nous découvrons la large façade nord, toute de briques, de Hatfield House où grimpent de gracieux rosiers blancs. La maison jacobéenne a été construite en 1611 par Robert Cecil, premier comte de Salisbury, ministre de Elizabeth Ière puis de Jacques Ier d’Angleterre.
La demeure se trouve dans le Hatfield Park, à proximité du Hatfield Palace de style médiéval où vécu Elizabeth.
Depuis 2015, une superbe sculpture d’eau mobile de Angela Conner fait face à l’entrée de la demeure ouverte aux visiteurs.
Coté sud, la demeure se dessine à l’orée de la forêt.
« Hatfield » viendrait du saxon et signifierait « la terre couverte de bruyères ».
Deux heures de voiture depuis Londres pour admirer ces superbes falaises blanches qui luttent contre l’inexorable assaut des vagues de la Manche.
Une belle journée de septembre pour une agréable promenade tant sur les hauteurs des 7 collines érodées que sur la plage aux gros galets blancs verdis par les algues et arrondis par l’inlassable flux et reflux de la mer.